La Maison des Bisous

C’était une chaumière privée, sa sœur est née là.
Les communs au village ont, selon ses dires, été partagés avant sa naissance entre les villageois.
Le lieu est devenu durant la guerre 39-45 un lieu de rencontre pour les jeunes qui y faisaient leur lessive, faisaient une grande flambée, s’amusaient le soir et parfois fleurtaient. C’était, semble-t-il aussi, un lieu de rencontre pour les jeunes maquisards.
Une croix de Lorraine, symbole de la Résistance, avait été dessinée avec du charbon de bois sur le mur nord. Après la guerre, la maison a été fermée à clef.
Les années ont passé. Alors qu’autrefois, l’accès au site se faisait uniquement par la route venant du bourg, une route a été tracée au pignon de la Maison des Bisous.
La batteuse arrivée par là ne put passer et il fallut faire appel à tous les bras pour la passer de biais.
Vers 1965, le problème fut résolu en détruisant le mur pignon de la Maison des Baisers.
La cheminée disparut et le mur remonté en agglo.
La maison devint une remise.
Son passé tomba dans l’oubli jusqu’au moment où Les Ours du Scorff l’immortalisèrent dans une chanson pour enfant.
Rivière aux eaux fraîches et vives, le Scorff est propice aux salmonidés (Truite fario, Saumon atlantique), et abrite également la Loutre d’Europe. Le caractère sauvage et préservé de la Vallée du Scorff et son patrimoine naturel ont conduit à sa désignation en tant que site naturel d’intérêt européen (site Natura 2000). En 1975 le Syndicat du Scorff est créé. Ses objectifs : préserver une belle rivière et mettre en œuvre un certain nombre de moyens et de mesures propres à maintenir et à améliorer la qualité de l’eau.

Rencontres aux sources – l’eau, un bien précieux pour les générations futures – Mammennoù ar skorf
Tout comme l’Ellé, le Scorff prend sa source à Mellionnec (Côtes d’Armor), dans cette zone humide, à 225 mètres d’altitude sur un sous-sol granitique.
Alimenté sur sa rive gauche par une autre source, ce ru traverse le village de Saint-Auny avant d’entamer un périple de 75 kilomètres à travers le Morbihan et le Finistère.
Fort d’un réseau hydrographique d’environ 750 kilomètres, il traverse le Pays Pourleth en traversant Guémené-sur-Scorff, parcours la Vallée de Pontkalleg avant de rejoindre Pont-Scorff, point de départ de son estuaire de 12 kilomètres- II se mélange aux eaux montantes de la mer et du Blavet pour se jeter dans l’océan Atlantique en rade de Lorient.
Avec un débit moyen annuel de 175 millions de m3, le Scorff est aujourd’hui plus que jamais au cœur de la vie de ses habitants et des enjeux environnementaux puisqu’il alimente 19 % des morbihannais (130.000 consommateurs, 5 millions de m3 d’eau potable).
Grâce à ses programmes d’action, le Syndicat du Bassin du Scorff, regroupant Cap l’Orient, la Communauté de Communes du Pays de Quimperlé et quatorze communes rurales, œuvre depuis trente ans à la préservation de la qualité de ses eaux et de ses patrimoines naturel et historique.
La voie gallo-romaine

La voie gallo-romaine située Hent Ahes recèle les derniers tronçons subsistants, qui avait repris un itinéraire antérieur reliant les Pays Osismes et Vénètes. L’ensemble de cette portion peut constituer un parcours du patrimoine à vocation touristique, pédagogique et scientifique. Cette voie desservait notamment une carrière de granit de Locuon (56), d’où était extrait la pierre qui construisit Vorgium (Carhaix-Plouguer – 29), cité principale de la Bretagne gallo-romaine.
Le camp romain de Kergoac’h
Ce site naturel évoque la mémoire et la présence de Romains sur la commune de Mellionnec. Situé sur un territoire privé, il est approchable dans le cadre de randonnées pédestres.
Les fontaines de Kerzoze et l’Homelus

L’eau de source est présente sur notre territoire, comme le prouvent ces deux fontaines (photos ci-dessus).
Le site exceptionnel de Locuon
Le site de Locuon, petit bourg du nord de la commune de Ploërdut (56), est exceptionnel : il abrite notamment la seule carrière de granite dont les traces d’exploitation antique sont encore visibles de nos jours. De ce site ont été extrait les blocs rocheux qui ont servi à construire les monuments de prestige de la ville gallo-romaine de Carhaix. La géologie, la persistance du sacré à cet endroit sur plus de 2 000 ans et les traces archéologiques invitent au respect des lieux et à leur préservation dans un écrin de verdure enchanteur.
En savoir plus sur la carrière de Locuon et la chapelle

